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La communauté OpenMandriva annonce la disponibilité d'OpenMandriva Lx 4.0
Qui apporte de nombreuses nouveautés liées à LLVM / Clang

Le , par Stéphane le calme

107PARTAGES

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OpenMandriva Lx est le nom d'une distribution Linux éditée par une association à but non lucratif du nom d'OpenMandriva. Son nom vient de la distribution de laquelle elle s'inspire : Mandriva Linux, aujourd'hui abandonnée. Elle reprend donc le nom de Mandriva qui, précédé d'Open met en avant l'aspect communautaire de la distribution.

C'est en 2012, au mois de mai que la société annonce vouloir laisser Mandriva aux mains de sa communauté, pour qu'elle en reprenne le développement. Un an et demi plus tard sort la première version stable d' OpenMandriva Lx.

L’équipe responsable de son développement a annoncé la disponibilité d’OpenMandriva Lx 4.0. OpenMandriva Lx 4.0 nécessite au moins 2,0 Go de mémoire et au moins 10 Go d'espace disque.

La version est disponible pour les architectures x86_64 et znver1. Les architectures 32 bits ARM, aarch64 et RISC-V sont en cours d’élaboration, mais ne sont pas encore disponibles pour cette version.

LLVM / Clang

OpenMandriva fournit LLVM / clang 8.0.1 en tant que compilateur par défaut. GCC 9.1 est également disponible. Plus de 98% des paquets du référentiel principal est maintenant construits avec LLVM / clang.

Avantages pour l'utilisateur final:

Des compilations plus rapides et une utilisation de mémoire réduite

Un des principaux objectifs de notre travail sur clang est de le rendre rapide, léger et évolutif. L'architecture de clang basée sur la bibliothèque permet de définir rapidement le coût de chaque couche de la pile et de définir le coût. Le pilote dispose d'un certain nombre d'options d'analyse des performances. De nombreux benchmarks détaillés peuvent être trouvés en ligne.

En plus d'être efficace lorsqu'il est confronté à GCC en mode de traitement par lots, clang est construit avec une architecture basée sur une bibliothèque qui permet relativement facilement de l'adapter et de créer de nouveaux outils. Cela signifie qu'il est souvent possible d'appliquer une pensée originale et de nouvelles techniques pour améliorer la compilation de différentes manières.

Diagnostic expressif

En plus d'être rapide et fonctionnel, notre objectif est de rendre Clang extrêmement convivial. En ce qui concerne un compilateur en ligne de commande, cela revient essentiellement à rendre les diagnostics (messages d'erreur et d'avertissement) générés par le compilateur aussi utiles que possible. Nous procédons de plusieurs manières, mais la plus importante est de déterminer exactement ce qui ne va pas dans le programme, de mettre en évidence les informations connexes de manière à pouvoir les comprendre facilement en un coup d’œil et de rendre le libellé aussi clair que possible.

Voici un exemple simple illustrant la différence entre un diagnostic typique de GCC et de Clang:

Code : Sélectionner tout
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$ gcc-4.9 -fsyntax-only t.c
  t.c: In function 'int f(int, int)':
  t.c:7:39: error: invalid operands to binary + (have 'int' and 'struct A')
     return y + func(y ? ((SomeA.X + 40) + SomeA) / 42 + SomeA.X : SomeA.X);
                                         ^
$ clang -fsyntax-only t.c
  t.c:7:39: error: invalid operands to binary expression ('int' and 'struct A')
   return y + func(y ? ((SomeA.X + 40) + SomeA) / 42 + SomeA.X : SomeA.X);
                        ~~~~~~~~~~~~~~ ^ ~~~~~
Ici, vous pouvez voir que vous n'avez même pas besoin de voir le code source original pour comprendre ce qui ne va pas en raison de l'erreur Clang: Parce que Clang imprime un caret (un graphème ayant la forme d'un V inversé), vous savez exactement de quel “+” il se plaint. Vous remarquerez aussi les informations qui ont été mise en évidence à gauche et à droite du “+”, ce qui rend immédiatement évident le propos du compilateur et qui s’avère très utile pour les cas impliquant des problèmes de priorité et de nombreuses autres situations.

Compatibilité GCC

À l’heure actuelle, GCC est le compilateur open source standard et utilise un volume de code considérable. GCC prend en charge un grand nombre d'extensions et de fonctionnalités (dont beaucoup ne sont pas documentées). De nombreux codes et fichiers d'en-tête dépendent de ces fonctionnalités pour pouvoir être créés.

Parmi les autres avantages pour les utilisateurs finaux, nous pouvons également citer :
  • Une meilleure génération de code objet par rapport aux autres ;
  • un code objet optimisé pour sa taille ;
  • la prise en charge d'OpenMP activée par défaut.

Certains des packages importants ont été construits avec la prise en charge du profilage LLVM (PGO, également appelée Profile Guided Optimizations):
  • zlib, bzip2, xz, zstd
  • libpng, mozjpeg
  • python, lua, pixman, opencv

Java 12

La pile Java OpenMandriva Lx a été reconstruite sur OpenJDK 12, et l’équipe a ajouté la prise en charge des modules Java et des bibliothèques JAR dans les générateurs RPM. L’équipe a également commencé à ajouter des informations sur les modules (module-info.class) aux packages fournissant des bibliothèques JAR. La migration des packages Java restants vers des systèmes plus récents interviendra dans les prochaines versions (ajout de la prise en charge des modules à tout package associé qui obtient une mise à jour). Cela devrait permettre de bien mieux conditionner les packages liés à Java à l'avenir.

Quelques autres changements côté software

Le navigateur de navigateur Web par défaut a été modifié dans la version 4.0. Il s’agit maintenant de Falkon en version 3.1.0, un navigateur Web KDE utilisant le moteur de rendu QtWebEngine, auparavant appelé QupZilla. Il vise à être un navigateur Web léger disponible sur toutes les principales plateformes. Ce projet a été initialement lancé uniquement à des fins éducatives. Mais depuis ses débuts, Falkon est devenu un navigateur riche en fonctionnalités.

Bien entendu, vous pouvez définir Firefox ou Chrome comme navigateur par défaut si nécessaire. Toutefois, l’équipe encourage vivement les utilisateurs d’essayer ce navigateur. D’ailleurs, cette version est livrée avec Firefox 66.0.5. Le dernier Firefox Quantum apporte sa nouvelle interface graphique et toutes les dernières fonctionnalités. Cependant, l’équipe note que vous pourriez souhaiter suspendre les effets du bureau lorsque Firefox est en mode plein écran, car cela accélère le défilement.


À noter aussi la présence de LibreOffice 6.2.4, le dernier LibreOffice, avec des temps de chargement beaucoup plus rapides et de nombreuses corrections de bogues.

Sans oublier KDE Plasma 5.15.5. À son propos, l’équipe prévient que Plasma 5 utilise beaucoup Qt5 OpenGL. Cela signifie que la configuration minimale requise est une carte graphique pouvant prendre en charge OpenGL 2.0 ou une version plus récente.

L’équipe partage plusieurs des mises à jour importantes des packages répertoriées ci-dessous :
  • Calamares 3.2.7
  • DigiKam 6.0
  • Firefox Quantum 66.0.5
  • Java 12
  • Applications KDE: 19.04.2
  • KDE Frameworks: 5.58.0
  • KDE Plasma: 5.15.5
  • Kernel 5.1.9
  • Krita 4.2.1
  • LibreOffice 6.2.4
  • LLVM / Clang 8.0.1
  • Mesa 19.1.0
  • Qt Framework 5.12.3
  • Systemd 242
  • Xorg 1.20.4

Changements apportés au support matériel

Support graphique

La prise en charge des graphiques s’est améliorée avec les derniers pilotes. L’équipe a réussi à réduire le nombre de problèmes en utilisant par défaut le système DRM et le pilote de mode de configuration pour les cartes graphiques AMD, intel et nVIDIA.

Cartes graphiques NVIDIA

Cette version inclut le pilote nouveau d'ingénierie inverse, qui fournit un support modérément correct pour la plupart des cartes NVIDIA. Pour certains travaux en double écran, il est en fait meilleur que le pilote binaire NVIDIA, car il prend en charge la rotation d’écran sur un deuxième moniteur, ce qui est utile pour les moniteurs avec écrans rotatifs.

Les pilotes du site Web nvidia ne sont pas pris en charge. L’équipe indique que ce n'est pas possible pour de nombreuses raisons. Aussi, elle recommande fortement de ne pas utiliser les pilotes propriétaires. Ils sont impossibles à supporter et se plantent fréquemment. Si vous les installez, vous le faites à vos risques et périls

Source : note de version

Voir aussi :

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Avatar de ghbdtn
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 18/06/2019 à 17:53
Bonjour,
Moi je me pose surtout cette question : A quoi sert Open Mandriva ?
Sachant que le Projet Mageia est né en 2011, pourquoi ne les ont-ils pas rejoints ?
Ce serait plus judicieux de mutualiser les moyens plutôt que de les disperser non ?
Surtout que les objectifs semblent être similaires (Fixed Release, Mise en avant de KDE)
Cependant, pour le successeur de Mandriva Linux, la voie change drastiquement, puisqu'on a affaire à une disparition des outils emblématiques de Mandriva, les Draktools, qui servaient d'installateur, de panneau de configuration, aussi bien en graphique qu'en ncurses...
Bref, vous avez compris, quel intérêt ?
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Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 18/06/2019 à 18:33
Parce que c'était une société commerciale, qui à mal tournée, et quand les employés ont été virés certains ont décidés de poursuivre leur travail, mais bénévolement, avec un Fork.
La distribution commerciale est désormais totalement morte et il ne reste plus que ce fork fait que par des bénévoles.

Histoire de la distribution

Le créateur de Mandrakelinux est Gaël Duval, futur cofondateur et ex-employé de Mandriva. La distribution est basée sur Red Hat 5.1, et c'est pourquoi la première version porte le numéro 5.1. Elle est publiée en juillet 19984,5. C'était une version de Linux pour serveur et station de travail conçue pour être simple à utiliser. À l'époque, RedHat refusait de permettre l'installation par défaut de KDE. La MandrakeLinux 5.1 comblait, entre autres, ce manque.

Fin 1998, la société française Mandrakesoft S.A est créée pour soutenir le développement de la distribution Linux Mandrakelinux. En 2005, la société et le produit sont rebaptisés Mandriva et Mandriva Linux, mettant par là-même un terme au conflit en cours avec Hearst Holdings et King Feature Syndicate Inc., détenteurs de la licence « Mandrake le Magicien » et qui n'apprécient pas l'utilisation de leur image par la société.

Elle existe en deux éditions : une version gratuite, la One, et une édition payante qui propose plus de logiciels propriétaires par défaut et un support par Mandriva : la Powerpack.

Une troisième édition qui était entièrement composée de logiciels libres, la Free, a existé jusqu'à l'édition 2010.

Mandriva Linux est une distribution qui a été très populaire en France. Depuis le fork de Mageia, une partie de la communauté française s'est séparée de Mandriva. Mandriva Linux reste cependant très utilisée au Brésil et en Russie notamment.

La distribution gère complètement ou partiellement de nombreuses langues (73 langues en 2004) et fut l'une des premières à présenter une interface d'installation graphique basée sur le langage Perl et GTK entièrement internationalisée, ce qui explique son succès, en Russie notamment.

À la suite du licenciement économique d'une partie du personnel de la société Mandriva6, la distribution est forkée par ces mêmes anciens employés sous le nom de Mageia en septembre 2010. Mandriva SA a annoncé son intention de soutenir Mageia ainsi que l'association OpenMandriva qu'elle sponsorise et dont elle est membre fondateur 7.
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Avatar de archqt
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 19/06/2019 à 15:11
Une de plus, cela ne va pas aider linux tout cela, du moins pour une visibilité sur le grand public.
PS je ne critique pas la qualité ni le travail des bénévoles, juste que à mon sens cela n'aide en rien linux en temps que système.
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Avatar de esperanto
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 19/06/2019 à 10:26
Citation Envoyé par Pierre Louis Chevalier Voir le message
Parce que c'était une société commerciale, qui à mal tournée, et quand les employés ont été virés certains ont décidés de poursuivre leur travail, mais bénévolement, avec un Fork.
Est-ce supposé répondre au message précédent? Si c'est le cas mauvaise réponse, parce que le fork créé par les employés virés, c'est Mageia, pas Open Mandriva.
Pour compléter ton historique, Mandriva a un temps refusé de laisser sa distribution à la communauté, puis devant le succès du fork Mageia, a finalement créé le second fork Open Mandriva, mais basé sur sa dernière version (la 2011), qui était déjà à l'agonie et en plus était déjà presque un fork de sa filiale (devenue indépendante) Rosa.
En fait OpenMan devrait s'appeler Open Rosa, ça correspondrait mieux à la réalité. D'où la pertinence de la question précédente: quel intérêt (de Open Mandriva, pas de Mageia)?

Citation Envoyé par Pierre Louis Chevalier Voir le message
La distribution gère complètement ou partiellement de nombreuses langues (73 langues en 2004) et fut l'une des premières à présenter une interface d'installation graphique basée sur le langage Perl et GTK entièrement internationalisée, ce qui explique son succès, en Russie notamment.
En effet, c'était pour moi le point fort de Mandriva à l'époque (c'était le point sur lequel elle faisait mieux que toutes les autres, pour le reste elle était comparable à SuSE ou RedHat), mais bizarrement la grande majorité des langues a disparu de Rosa (sauf le russe évidemment) puis donc de Open Mandriva. D'où la pertinence de la question précédente:quel intérêt (de Open Mandriva, pas de Mageia)?

Citation Envoyé par Pierre Louis Chevalier Voir le message
La distribution commerciale est désormais totalement morte et il ne reste plus que ce fork fait que par des bénévoles.
Oui mais tu parles du quel?

Citation Envoyé par ghbdtn Voir le message
Cependant, pour le successeur de Mandriva Linux, la voie change drastiquement, puisqu'on a affaire à une disparition des outils emblématiques de Mandriva, les Draktools, qui servaient d'installateur, de panneau de configuration, aussi bien en graphique qu'en ncurses...
En effet, je te rejoins sur ce point. En ce moment Mageia semble vouloir adopter les outils de Fedora, à croire que ça va devenir un fork de fedora. Mais comme dans le même temps on abandonne peu à peu ce qui faisait son intérêt (on parlait des langues plus haut, eh bien un temps Mageia a fait mieux que son ancêtre mais maintenant la plupart ne sont plus maintenues), on peut légitimement s'interroger sur l'intérêt de continuer (et cette fois je parle pour Mageia, pas pour l'autre...)

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Avantages pour l'utilisateur final:

Des compilations plus rapides et une utilisation de mémoire réduite
On parle de la mémoire occupée à la compilation ou par le binaire compilé, là? Parce que si on part du principe que Open Mandriva est une distribution grand public, alors 90% de ses utilisateurs se fichent pas mal du choix entre Clang et GCC, et ne compileront pas leur distribution eux-mêmes. Mais peut-être que cette distribution vise un autre marché?

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Un des principaux objectifs de notre travail sur clang est de le rendre rapide, léger et évolutif.
Otez-moi un doute là: c'est vraiment l'équipe Open Mandriva qui développe Clang?

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Le navigateur de navigateur Web par défaut a été modifié dans la version 4.0. Il s’agit maintenant de Falkon en version 3.1.0, un navigateur Web KDE
Bon ben ce sera l'occasion de le tester alors. Pas d'objection à priori, mais un vrai regret avec la disparition progressive de Konqueror, qui était le couteau suisse qui justifiait l'utilisation de KDE.
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Avatar de darklinux
Membre averti https://www.developpez.com
Le 20/06/2019 à 1:20
Citation Envoyé par archqt Voir le message
Une de plus, cela ne va pas aider linux tout cela, du moins pour une visibilité sur le grand public.
PS je ne critique pas la qualité ni le travail des bénévoles, juste que à mon sens cela n'aide en rien linux en temps que système.
Mandrake , déjà fork de Red hat , n’était pas non plus étincelante à l’époque , oui elle est le superflu aux yeux de tous le monde . Le grand public se fout de Linux
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