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Personne, ni même Microsoft, ne peut prendre le contrôle à lui tout seul du projet Linux,
A déclaré Linus Torvalds

Le , par Bill Fassinou

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24  0 
Le noyau Linux a été secoué à ses débuts par des géants comme Apple avec Mac OS et Microsoft avec Windows. Mais Linux a fini par atteindre une popularité inédite, même s’il peine à s’imposer sur les ordinateurs de bureau. Microsoft, qui autrefois voyait le noyau comme un cancer, est maintenant devenu l’un de ses plus grands contributeurs, et continue à s’imposer dans la communauté Linux. Pour cela, certains ont commencé à s'inquiéter sur le fait que Microsoft arrive à contrôler Linux totalement. Mais à la conférence Linux Plumbers 2019, Linus Torvalds a assuré que non, et que cela n’arrivera jamais.

La conférence Linux Plumbers 2019 a eu lieu du 9 au 11 septembre à Lisbonne au Portugal. À l’occasion, Linus Torvalds, le créateur du noyau Linux, est revenu sur la relation Linux/Microsoft. Lors de l’événement, Linus Torvalds et plusieurs autres programmeurs du noyau Linux ont convenu que Microsoft veut contrôler Linux, mais ils ont aussi ajouté que cela ne les inquiète pas. Pourquoi ? Et bien, ces derniers estiment que Linux, par sa nature même et sa licence open source GPL 2, ne peut être contrôlé uniquement par un seul tiers.

Linux, le noyau des systèmes d’exploitation GNU/Linux, a été créé par Linus Torvalds en 1991. Lors de sa première décennie, plusieurs projets avant lui ont tenté de l’étouffer ou de s’en accaparer, mais tous échouent. Microsoft était sans doute le plus redoutable parmi les concurrents du noyau Linux et cherchait à le garder sous surveillance. La rumeur indique même que Microsoft aurait dépensé la forte somme de 421 millions de dollars pour tenter d’arrêter la propagation rapide de Linux. Par contre, les choses ont commencé à changer il y a environ une décennie.

D’après Linus Torvalds, les relations ne sont plus ce qu’elles étaient autrefois entre les développeurs de Microsoft et ceux du noyau Linux. « Tous ces trucs anti-Microsoft étaient parfois une blague amusante, mais pas vraiment. Aujourd'hui, ils sont beaucoup plus amicaux. Je parle aux ingénieurs de Microsoft lors de diverses conférences, et j'ai l'impression, oui, qu'ils ont changé et que les ingénieurs sont heureux. Et ils sont vraiment heureux de travailler sous Linux. Alors j'ai complètement rejeté tous les trucs anti-Microsoft », a déclaré Torvalds.


La relation entre la communauté du noyau Linux et Microsoft n’a pas toujours été des meilleures, car à plusieurs reprises, Microsoft aurait mis des bâtons dans les roues du projet pour empêcher son évolution. En 2001, Steve Ballmer, l’ex-PDG de la firme de Redmond avait même déclaré que le noyau Linux était comme un cancer. « De la manière dont la licence est écrite, si vous utilisez un logiciel open source, vous devez rendre le reste de votre logiciel open source. […] Linux est un cancer de la propriété intellectuelle qui s'attache à tout ce qu'il touche », avait-il déclaré.

Néanmoins, depuis quelques années, Microsoft, le plus grand patron des logiciels propriétaires s’est fortement impliqué dans la communauté open source, principalement dans celle du noyau Linux. Cela lui a permis de proposer d’autres types de logiciels à ses clients et aussi d’intégrer, tout dernièrement, un noyau Linux à Windows connu sous le nom de WSL pour Windows Subsystem for Linux (sous système Windows pour Linux). Mais pour certains, la stratégie de Microsoft consiste à étendre Linux pour finalement arriver à le contrôler.

Torvalds rassure que l’objectif principal de Microsoft avec Linux, c’est sa plateforme Azure

Aujourd'hui, à en croire certains commentaires, Linux serait majoritairement utilisé sur le service cloud de Microsoft, Microsoft Azure Cloud. En juillet Sasha Levin, développeur du noyau Linux travaillant chez Microsoft, dans une demande pour rejoindre une liste de discussion privée consacrée à la sécurité de Linux et des environnements open source, a souligné que « l'utilisation de Linux sur le cloud de Microsoft a dépassé Windows », même s'il ne donne pas de chiffres précis. La firme dispose aussi de Azure Sphere OS, un système dont le noyau repose sur Linux.

Microsoft a-t-il d’autres idées derrière la tête ou va-t-il revenir à la charge à nouveau pour tenter de contrôler Linux ? À cela, Torvalds a répondu qu’il ne pense pas que Microsoft soit dans cette optique. « Je ne pense pas que ce soit vrai. Je veux dire, il y aura des tensions. Mais c'est vrai pour n'importe quelle entreprise qui vient sous Linux ; ils ont leurs propres objectifs », a déclaré Torvalds. Et ils veulent faire les choses à leur façon parce qu'ils ont une raison de le faire. D’après lui, l’objectif principal de Microsoft avec Linux, c’est sa plateforme Azure.

« Microsoft a tendance à se concentrer sur Azure et à faire tout ce qu'il faut pour que Linux fonctionne bien pour eux », a-t-il ajouté. Pour lui, ce comportement est tout à fait normal, car cela signifie qu’ils font juste partir de la communauté. En 2017, la fondation Linux (LF) a précisé que les plus grands contributeurs du noyau sont : Intel, Red Hat, Linaro, IBM, Samsung, SUSE et Google. Chacun a son propre objectif et le poursuit du mieux qu'il peut. La LF a précisé qu’il y avait aussi environ 8,2 % de bénévoles non rémunérés qui travaillent sur Linux, mais que le noyau était en grande partie l'œuvre de développeurs travaillant pour des entreprises.

Sous Linux, les besoins de toutes les entreprises passent par un processus de développement ouvert

Autre chose également, Torvalds pense qu'il est intéressant de voir comment Microsoft est passé de l'extorsion de licences pour FAT des fournisseurs Android à la mise à disposition de tous les brevets. « Ce n'est pas seulement sympa. C'est de l'action. Je suis plutôt heureux », a-t-il déclaré. Dans le même sens, James Bottomley, ingénieur de recherche distingué d'IBM et développeur de premier plan du noyau Linux, considère aussi que Microsoft passe par le même processus que tous les autres partisans de Linux en entreprise.

« C'est un fil conducteur qui tourne sous Linux. Vous ne pouvez pas travailler sur le noyau à votre propre avantage. Beaucoup d'entreprises ont supposé qu'elles le pourraient. Elles doivent savoir que, si vous voulez quelque chose sous Linux, cela aidera votre entreprise, c’est absolument parfait. Mais cela doit passer par un processus de développement ouvert. Et si quelqu'un d'autre le trouve utile, vous finissez par coopérer ou collaborer avec lui pour produire cette fonctionnalité », a-t-il déclaré.

« Cela signifie que, pour faire avancer les choses, même Microsoft est éventuellement contraint de collaborer avec d'autres », a déclaré James Bottomley. D’après lui, une grande partie de ce que l’on voit au sommet, et de ce qui sort de la fondation Linux, est dictée par les grandes entreprises. « Et elles se disputent toujours, vous savez, pour savoir qui obtient quoi et comment. Mais cela n'a jamais été différent du fait que le développement doit se faire au grand jour. Si quelqu'un d'autre trouve un avantage, vous finissez par collaborer », a expliqué Bottomley.

Personne ne peut prendre le contrôle à lui tout seul du projet Linux, affirme Linus Torvalds

« Ainsi, il importe peu que Microsoft ait un agenda concurrent à celui de Red Hat, d'IBM ou de qui que ce soit d'autre. Les développeurs doivent toujours travailler ensemble dans le noyau Linux avec un agenda transparent. Bref, Microsoft est peut-être grand, mais personne n'est plus grand que l'ensemble de la communauté Linux », a conclu Bottomley. D’après Linus Torvalds et ses collaborateurs, personne ne peut prendre le contrôle à lui tout seul du projet Linux, en ce sens que les termes de la licence de Linux vous contraignent à toujours travailler avec les autres.

C’est ce que pense aussi Greg Kroah-Hartman, le mainteneur de la branche stable de Linux. « Le processus de développement du noyau Linux ne concerne pas les personnes pour lesquelles vous travaillez, mais les individus. C'est drôle, KY Srinivasan, chef du groupe de logiciels libres de Microsoft, venait de Novell. Avant cela, il était un ancien ingénieur AT&T. Et c'est un solide directeur technique qui s'occupe de Linux depuis 20 ans », a-t-il déclaré. Il a ajouté que dorénavant, Microsoft peut être considéré comme une société Linux.

Microsoft a maintenant une distribution Linux, tout comme Amazon avec AWS, et Oracle

D’après lui, « plus de 50 % des charges de travail sur Microsoft Azure sont maintenant sous Linux, ce qui est incroyablement énorme ». Il a dit que Microsoft a maintenant une distribution Linux, tout comme Amazon avec AWS, qui est une distribution Linux, et Oracle. De plus, pour certains, grâce à WSL 2.0, une distribution Linux qui fonctionne sous Windows 10, on peut dire que Microsoft est peut-être le plus grand distributeur Linux. Selon Torvalds et les autres, toutes les entreprises essaient de le contrôler, mais aucune d’entre elles ne peut y arriver.

Ces dernières années Microsoft s’est énormément investi dans la communauté Linux, et il a même demandé à rejoindre la "Linux distribution security contacts list" pour être informé des problèmes qui ne sont pas encore rendus publics. L’entreprise a également choisi de miser sur le système d’exploitation Android de Google basé sur Linux pour revenir à nouveau sur le marché des smartphones, après l’avoir quitté en 2017 à la mort de son système d’exploitation pour téléphone, Windows 10 Mobile. Microsoft semble désormais réserver Windows uniquement pour les PC.

Toutefois, Torvalds et ses collaborateurs ne s'inquiètent pas le moins du monde que Linux soit contrôlé par Microsoft. C'est l'inverse. Le noyau Linux est maintenant présent dans toutes les entreprises technologiques du monde, y compris Microsoft. Cela ne fait que conforter son potentiel.

Source : Linux Ploumbers 2019

Et vous ?

Que pensez-vous de la déclaration de Linus Torvalds ?
La communauté Linux devrait-elle s'inquiéter de la contribution de Microsoft au projet Linux ? Pourquoi ?

Voir aussi

GNU/Linux : après plus de 25 ans d'existence. Retour sur l'histoire mouvementée de l'OS libre

Microsoft demande à rejoindre la "Linux distribution security contacts list" pour être informé des problèmes qui ne sont pas encore rendus publics

Windows Server évincé par Linux sur Azure, mais cela n'aurait pas été possible sans la volonté de Microsoft

Android : nouvelle victoire de Microsoft contre Motorola tes terminaux du constructeur violent un brevet lié au système FAT

Microsoft annonce le Surface Duo, un téléphone Android à double écran, qui sera commercialisé à partir de 2020

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Avatar de FatAgnus
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 09/10/2019 à 19:10
Citation Envoyé par xarkam Voir le message
Sur les utilisateurs de cette énorme farce qu'est le bureau Linux, oui, cela ne les affectera pas.
Tu peux toujours aller dire aux dizaines de milliers de gendarmes qui quotidiennement utilisent professionnellement le bureau Linux, aux millions utilisateurs de Chromebooks que Linux sur le bureau est une farce. Ta réponse prouve l'apriori que tu as sur le bureau Linux, à moins que ta réponse ne soit une farce ?

Citation Envoyé par xarkam Voir le message

Sur la masse grandissante des utilisateurs indirects (donc qui utilisent des applications fonctionnant sur des serveurs Azure Linux), oui cela aura une énorme répercutions.
Je vais t'avouer un secret, si demain les nouveaux noyaux Linux ne fonctionnent plus sur Azure ou Hyper-V cela n'aura aucune conséquence sur les instances des machines virtuelles déjà créées sur Azure. De plus, tu vas peut-être être surpris mais ils existe une pléthore de sociétés qui proposent de virtualiser des serveurs Linux, je ne sais pas si les noms OVH, Amazon EC2 ou DigitalOcean te disent quelque chose ? Ce ne sont que quelques noms parmi des milliers d'autres noms de sociétés. Diantre, Microsoft aurait des concurrents ? Donc je maintiens, si demain Microsoft ne contribue plus à Linux, ça ne va rien changer pour Linux. Si Linux ne fonctionne plus sur Azure non plus, ils existe des milliers de concurrents qui accueuilleraient les machines virtuelles Linux à bras ouverts.

Citation Envoyé par xarkam Voir le message

C'est marrant, quelque soit les sites FR/US, les utilisateurs assimilent Azure à leur petit Linux de bureau.
C'est encore plus marrant que tu ne saches pas lire. Où ai-je écrit que j'assimilais Azure au bureau sous Linux ? Je parle d'utilisateurs de Linux, cela peut-être les deux milliards d'utilisateurs d'Android, les utilisateurs de Freebox ou Livebox, le développeur qui écrit une application sur un serveur Linux, etc.

Citation Envoyé par xarkam Voir le message

Avant hier je lisais un article sur le même sujet sur un site US et les commentaires étaient dans le même acabits que celui-ci.
Apprends à lire doucement alors et tu constateras que les commentaires sont peut-être différents des uns des autres.

Citation Envoyé par xarkam Voir le message

Donc, preuve en est que la grand majorité des utilisateurs de Linux en version desktop sont complètement largués sur le sujet.
Si je te comprends bien, si demain une personne se met à utiliser Linux sur le bureau elle devient larguée sur le sujet (quel sujet on ne sait pas trop, Azure, les contributions de Microsoft au noyau Linux, ...). Incroyable les effets que Linux sur le bureau peut avoir ! Est-ce que Linux sur le bureau favorise aussi le cancer, la prise de poids et la mauvaise haleine ? Ou n'est-ce pas plutôt la preuve flagrante de ta mauvaise foi et ta méconnaissance éclatante du bureau sous Linux ?
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Avatar de Steinvikel
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 09/10/2019 à 20:21
Ne pas aimer une bande dessinée/manga, car on arrive pas à se faire aux graphismes, je peux raisonnablement le concevoir. Ne pas apprécier un logiciel pour la seule raison que l'on trouve les graphismes vieillissants (ce qui est différent de "moche"... je trouve ça triste. =/
A croire que l'utilité du logiciel est secondaire, que l'interface n'est pas personnalisable, qu'un style graphique n'étant pas en adéquation avec la dernière mode est synonyme de mauvaise qualité, etc.

C'est fou ce que le critère de "agréabilité visuelle" semble s'imposer comme critère principal dans les objets du quotidiens ces temps-ci... logiciels, ordinateurs, meubles, voitures, nourritures, accessoires.
N'est-ce pas là le signe que l'on achète de plus en plus de choses "non nécessaires" (/pas_utiles) ?
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Avatar de Steinvikel
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 09/10/2019 à 21:24
Pour moi, c'est l'expression d'une caricature, d'un cliché, plutôt que la réalité.
Je suis parfaitement d'accord sur le fait que pour l'utilisateur final, le graphisme est important... mais si l'on se pose un instant, on convient facilement à dire que c'est un critère secondaire de choix. Si l'utilisateur cherche un logiciel, c'est qu'il a un "besoin". Si il y a pléthore de solutions, il sélectionne en premier lieu ceux qui y répondent au moins en partie, ensuite ceux qu'il arrive à appréhender, ensuite seulement vient l'ergonomie et le plaisir.

Dire que l'on refuse une solution simplement pour son graphisme, c'est soit :
- ne pas s’apercevoir de la réelle sélectivité que l'on effectue.
- simplifier de manière biaiser le raisonnement, amenant à penser que le défaut le plus important est le graphisme, alors que c'est juste la goutte qui fait déborder le vase.
- décider sans réfléchir, en choisissant des solutions non pas pour leur efficacité à résoudre la problématique, mais pour le plaisir qu'elles procurent en tentant de le faire.
NB: cet avis personnel est solidement enraciné, mais je reste ouvert à n'importe quel argument contraire. : )
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Avatar de chrtophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 10/10/2019 à 6:46
Ce qu'il faut comprendre c'est qu'il y'a une concurrence féroce aujourd'hui et qu'on ne peut pas tout tester, et donc le 1er élement c'est le packaging/graphisme/interface graphique. Si c'est moche je passe mon chemin et je vais voir chez le concurrent.
Le marketing a un grand avenir.
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Avatar de air-dex
Membre expert https://www.developpez.com
Le 09/10/2019 à 18:15
Torvalds dit ce qu'il faut dire. Aucun des gros acteurs ne contribue à Linux et au FOSS par pure philanthropie, même Red Hat. Microsoft a également ses raisons (Hyper-V, Azure, .NET, WSL...) et contribue à Linux pour ça, n'en déplaise à ses utilisateurs. Ils ne diffèrent pas de Red Hat sur ce point donc Linus n'a pas à faire de différence entre eux.

La surprise serait plutôt que pour une fois Linus s'est exprimé de manière courtoise, sans déclarations choc ni vulgarités.
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Avatar de Steinvikel
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 19/10/2019 à 12:45
je ne suis pas certain qu'une GUI moche puisse réellement amener à changer de solution (de la part de l'utilisateur final), en revanche je le conçoit aisément pour une GUI peu pratique. Pour moi, quand on parle d'ergonomie, de confort, c'est pour décrire la combinaison des deux (beauté + praticité).

Question mocheté, j'ai toujours trouvé les interfaces en ligne de commande rebutantes (moins sur linux où les couleurs apportent beaucoup), après, il y a "moche", et "austère"... entre le vieux graphisme de VLC 1.0.5 et celui de la version 3.0.0 il y a certes, un gain de confort, mais qui ne m'a jamais poussé chez un concurrent ...alors même que le type de licence n'était pas un de mes critères de l'époque. Durant une période j'ai pas mal utilisé "Traject" pour du calcul basique de portance aérodynamique en interface textuelle, j'avais une dizaine de solution dont 50% sous GUI, ça ne m'a pas bloqué ou poussé chez les concurrents. J'ai arrêté de l'utiliser quand j'ai arrêté cette activité.

La première fois que j'ai mi les pieds sur Vim, ça m'a vacciné pour plusieurs années, parce qu'une fois lancé, il n'y a aucune info pour aider le rookie à quitter le programme. Et quand, à l'époque, internet sur téléphone ça n'existe pas, ou que l'on a qu'un PC, bah... ça calme. ^^' Je me suis donc tourné sur ses concurrents (dont "nano" pour commencer).

Dans l'ensemble de mon expérience logicielle, bien que j'ai croisé des interface dont le graphisme me plaisait "moins", "pas", ou carrément "rebutantes", ça n'a jamais été une raison suffisante pour me faire quitter une solution. Ça me rendait juste plus alerte sur les graphisme des concurrents. Meilleur exemple, lorsque OpenOffice s'est cindé, j'ai finalement migré sur LibreOffice quelques années plus tard, qui était alors bien moins abouti graphiquement.

En résumé :
- le graphisme est important //d'accord
- c'est un critère de premier importance //non
NB : mais ça peut le devenir sur une solution où l'on passe de nombreuses heures dans la journée, ou pour répondre à un besoin d'urgence fonctionnelle (ex: assistance de pilotage/ciblage/RA sur avion de chasse)
- une mauvaise UX peut être usante //oui, mais il n'est alors pas principalement question de beauté, c'est autre chose qui prime dans la frustration.
- une GUI moche est bloquante pour une adoption chez certain/beaucoup //oui, mais le bouche à oreille, les critiques, les blog... sont plus puissant !

bref, tu auras compris ma pensée : quand le critère visuel est mis sur la table pour parler de refus d'adoption ou de migration, il n'est jamais mis seul, et n'est (à ma connaissance) jamais le problème majeur, mais un simple défaut de plus.
2  0 
Avatar de darklinux
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 09/10/2019 à 6:54
Si même Torvalds n ' a pas peur , où est donc le problème ?
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Avatar de ShigruM
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 09/10/2019 à 20:57
Citation Envoyé par Steinvikel Voir le message
Ne pas aimer une bande dessinée/manga, car on arrive pas à se faire aux graphismes, je peux raisonnablement le concevoir. Ne pas apprécier un logiciel pour la seule raison que l'on trouve les graphismes vieillissants (ce qui est différent de "moche"... je trouve ça triste. =/
A croire que l'utilité du logiciel est secondaire, que l'interface n'est pas personnalisable, qu'un style graphique n'étant pas en adéquation avec la dernière mode est synonyme de mauvaise qualité, etc.

C'est fou ce que le critère de "agréabilité visuelle" semble s'imposer comme critère principal dans les objets du quotidiens ces temps-ci... logiciels, ordinateurs, meubles, voitures, nourritures, accessoires.
N'est-ce pas là le signe que l'on achète de plus en plus de choses "non nécessaires" (/pas_utiles) ?
Bah j'y peut rien mais oui le design pour moi c'est important.
Un logiciel moche, cela ne me motive pas a vouloir l'utiliser... comme un jeux vidéo d’ailleurs, un jeu moche cela ne motive pas à l'essayer.
Ce qu'il faut comprendre c'est qu'il y'a une concurrence féroce aujourd'hui et qu'on ne peut pas tout tester, et donc le 1er élement c'est le packaging/graphisme/interface graphique. Si c'est moche je passe mon chemin et je vais voir chez le concurrent.
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Avatar de air-dex
Membre expert https://www.developpez.com
Le 23/10/2019 à 5:09
Attention toutefois à ne pas confondre Look and Feel (L&F) et interface (UI) quand tu parles de "graphismes". L'UI est importante mais le L&F l'est nettement moins. On ne s'arrête pas au L&F, contrairement à l'UI qui peut être un frein.

L'UX est un ensemble : L&F, UI (dont l'ergonomie, l'impression de réactivité...), performances, stabilité. Une UX usante vient en effet d'autre chose, d'au moins l'un des trois derniers critères : soit l'ergonomie devient lassante, soit ça rame trop pour pas grand chose, soit ce sont les potentiels bogues du programme, ou bien une combinaison de ces éléments. Un mauvais L&F n'est au mieux que la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
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Avatar de Steinvikel
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 08/10/2019 à 22:17
Les contributions des "constructeurs" comme Intel sont importantes car on est tous dépendant d'une couche qui fait un bon lien entre matériel et logiciel... mais ce n'est pas pour autant que la contribution (le code) est saine (ex: obfuscating = obscurcissement/occultation/dissimulation/brouillage).

Il ne faut pas oublié que la "contribution" à Linux ne passe pas que par des dépôts de code, mais également par l'ouverture des documentations. Et de ce coté, Microsoft comme Intel, qui sont largement les plus médiatisés, ont de très grands progrès à faire... sans quoi l'open-hardware n'aurais aucune raison d'être.
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