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Le Danemark interdit les Chromebooks et Google Workspace dans les écoles en raison des risques de transfert de données
Et ravive le débat sur les possibilités offertes par Linux et l'open source

Le , par Patrick Ruiz

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Le Danemark vient de décider de l’interdiction des Chromebooks et de la suite d’outils et de logiciels de productivité Google Workspace dans les écoles en raison des risques de transfert des données. Le tableau ravive le débat sur les possibilités offertes par l’écosystème Linux et l’open source en général afin d’apporter réponse aux besoins des écoles, administrations et autres services publics.

Dans un verdict publié la semaine dernière, l'agence danoise de protection des données, Datatilsynet, a révélé que le traitement des données des étudiants utilisant la suite logicielle Workspace (qui comprend Gmail, Google Docs, Calendar et Google Drive) ne répond pas aux exigences du règlement de l'Union européenne sur la protection des données (GDPR). Plus précisément, l'autorité a constaté que l'accord relatif au traitement des données - ou les conditions générales de Google - autorise apparemment le transfert de données vers d'autres pays dans le but de fournir une assistance, même si les données sont habituellement stockées dans l'un des centres de données européens de Google.

Les ordinateurs portables Chromebook de Google, et par extension Google Workspace, sont utilisés dans les écoles du Danemark. Mais l'agence danoise de protection des données s'est concentrée spécifiquement sur le cas Helsingor pour l'évaluation des risques après que la municipalité a signalé une violation de la sécurité des données personnelles en 2020. Bien que cette dernière décision ne s'applique techniquement qu'aux écoles d'Helsingor pour le moment, Datatilsynet note que bon nombre des conclusions auxquelles elle est parvenue s'appliqueront probablement à d'autres municipalités qui utilisent les Chromebooks et Workspace de Google. Datatilsynet a ajouté qu'elle s'attendait à ce que ces autres municipalités prennent les mesures nécessaires à la suite de la décision prise à Helsingor. L'interdiction prend effet immédiatement à Helsingor.

Le tableau ravive le débat sur les possibilités offertes par Linux et l’open source pour les besoins des écoles, administrations et autres services publics. À titre d’exemple, les autorités de la ville de Grenoble ont, en 2015, présenté leur projet de remplacer les systèmes d’exploitation équipant les appareils dans les écoles de la ville par le système d’exploitation Linux. Quelques mois plus tard, et plus précisément en décembre 2015, la ville de Grenoble a encore annoncé son adhésion à l’association April, ayant pour vocation de défendre et promouvoir les logiciels libres. À travers cette annonce, l’on entrevoyait un renforcement des actions de la ville en faveur du logiciel libre, mais également une volonté de s’appuyer sur l’expertise de sa forte communauté du logiciel libre.

Aussi, pour mettre en œuvre ce projet, une installation expérimentale a lieu dans une école au printemps 2015 et s’est étendue à d’autres écoles dans la période d’octobre à décembre 2015. Face au succès de ce projet pilote, la 16e grande ville de France a fait passer entièrement sur Linux huit autres écoles. Selon le chronogramme, les délais étaient fixés à 2018 pour migrer entièrement les systèmes des écoles publiques de cette ville sur Linux. Dans un premier temps, Ubuntu Linux avait été choisi pour les ordinateurs de bureau et les ordinateurs portables et Debian avait été sélectionné pour les serveurs. Selon les impressions notées par cette dernière, ce passage à Linux semble avoir été facilement accepté aussi bien par les élèves que les enseignants.



Seulement, le constat avec Linux est que le système d’exploitation open source peine à s’imposer dans la filière des ordinateurs de bureau. Du coup, des initiatives comme celle de la ville de Grenoble sont rares. Au sens strict, Linux c’est son noyau, c’est-à-dire cette partie de l’OS qui gère les ressources de l’ordinateur et sert de pont de communication entre les différents composants (matériels et logiciels) ; c’est la partie invisible du système d’exploitation. Au sens large, parler de Linux c’est faire référence à tout système d’exploitation qui s’appuie sur ledit noyau ; c’est l’un des aspects qui fait la particularité de cet OS puisque l’utilisateur peut piquer parmi 319 déclinaisons ou distributions si l’on s’en tient à la liste des LiveCD. Pour monsieur Tout-le-Monde la panoplie de choix est déroutante. Linus lui-même avoue que c’est la raison pour laquelle le système d’exploitation peine à s’imposer dans la filière desktop.

«Je souhaite que nous [la communauté] fassions plus d’efforts dans le sens d’aller vers une offre de bureau standardisée, qui tournera sur toutes les variantes du système d’exploitation. Je suis personnellement très embêté de voir à quel point ce degré de fragmentation a freiné Linux sur le desktop », a-t-il déclaré à ce propos.
En 2013, Miguel Icaza – l’un des pionniers de l’écosystème Linux avec ses travaux sur le bureau GNOME – s’est appuyé sur un argumentaire similaire pour justifier l’abandon de Linux au profit de Mac. « Pour moi, la fragmentation de Linux en tant que plateforme, la multiplicité de distributions incompatibles et les incompatibilités entre versions de la même distribution font que Linux est comparable à la catastrophe de Chernobyl sur le desktop », avait-il lancé.

Source : Datatilsynet

Et vous ?

Pour quelles raisons pensez-vous que les solutions libres et open source qui mettent les utilisateurs plus en contrôle de divers aspects de leur écosystème continuent de peiner à s’imposer dans la filière grand public ?

Voir aussi :

Samsung annonce son Chromebook Plus (V2) convertible de 12" au format 16/10 pour les adeptes de Chrome OS et d'applis Android

Plus de la moitié des Chromebooks disponibles sur le marché supportent déjà les applications Android bonne nouvelle pour Chrome OS ?

Chrome OS 69 débarque avec le support d'applis Linux pour les Chromebook et une interface graphique remise au goût du jour

Microsoft Office sur Google Play est maintenant compatible avec les ordinateurs Chromebooks afin d'offrir une alternative aux utilisateurs

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Avatar de walfrat
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 17/11/2022 à 11:21
Ca avance à pas de souris de limiter l'emprise américaine sur les logiciels et nos données, mais ça avance, en tout cas il semble.
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Avatar de walfrat
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 17/11/2022 à 12:35
Citation Envoyé par ONTAYG Voir le message
Bonjour,

Tout à fait il n'y a pas d'équivalent.

De plus former des jeunes sur des logiciels qu'ils ne trouveront pas en entreprise c'est du n'importe quoi.

L'éducation nationale ne devrait pas être au plus prêt de la réalité du monde professionnel ?

ONTAYG
Absolument pas d'accord.

Le primaire/collège/lycée c'est fait pour former de futur citoyens* et étudiants, c'est déjà assez difficile. C'est les études au dessus qui sont censés "professionnalisés" un minimum les étudiants et ensuite les entreprises qui accueille la "chair fraiche" d'investir dans leur formation au lieu juste de regarder que ça coute moins cher qu'un vieux.

*A noter que "être un bon citoyen" et un "bon professionel" il y a déjà un certain nombre d'éléments qui se recoupent.
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Avatar de bcag2
Membre actif https://www.developpez.com
Le 17/11/2022 à 15:22
Citation Envoyé par emilie77
Avec quoi de l'UE peut-on changer Office 365 ou Google Worksheet?
LibreOffice convient très bien pour la grande majorité des besoins. The Document Foundation qui est derrière est essentiellement allemande = europe

Et contrairement à ce que beaucoup croient, le manque de fonctionnalités n'est pas toujours du côte de LO, il y a quelques années un collègue avait besoin de courbe avec abscisse et ordonnée en échelle logarithmique… seule Libre Calc l'avait !

Pour ma part, j'utilise LO depuis plus de 15 ans et ça me convient très biens, le collège où sont aller mes enfants aussi.
Ma fille qui est en master travaille aussi avec LO, Zotero y fonctionne très bien.

Pour les agents de l'État, le service Resana offre une alternative intéressante.

Bien librement
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Avatar de emilie77
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 17/11/2022 à 10:38
Avec quoi de l'UE on peut changer Office 365 ou Google Worksheet?
11  3 
Avatar de emilie77
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 17/11/2022 à 13:57
C'est rigolot le pouce vers le bas parce que j'ai posé une question sur les alternatives. Je n'aime pas les GAFAM mais j'aimerai avoir un'alternative a proposer a l'école de ma fille
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Avatar de Fleur en plastique
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 21/11/2022 à 9:57
Citation Envoyé par sanderbe Voir le message
C'est en soit un peu absurde ... car les gens iront dépenser de l'argent pour acheter des licences annuelles
Le prof qui avait son compte MS Office avec son adresse pro , qui montre qu'il est bien professeur ou enseignant ou formateur ... bah bernique . Viendait acheter de la licence
Parce que tu crois que c'est gratuit sans arrière-pensée ?

Microsoft offre les logiciels aux étudiants afin qu'ils soient formés à n'utiliser que ces logiciels. Ainsi, ils peuvent exiger en entreprise les mêmes logiciels, que l'entreprise payera. Une fois que les entreprises ont acheté ces logiciels à prix d'or, ils vont exiger des étudiants qu'ils soient formés sur les logiciels en question. C'est effectivement un cercle vicieux.

Le but de l'école n'est pas de former à un logiciel, ça c'est le but des formations justement. L'école est là pour apprendre d'abord des bases (le primaire), des méthodes (le collège), des connaissances (le lycée et au-delà), et au niveau des logiciels, au niveau universitaire, on doit pouvoir présenter une diversité, connaître plusieurs choses, afin d'avoir un esprit critique et ouvert. On doit pouvoir apprendre aux étudiants à se servir d'un traitement de texte, quel qu'il soit, pas forcément Word. On doit pouvoir apprendre aux étudiants à se servir d'un tableur, quel qu'il soit, pas forcément Excel. Former à des logiciels spécifiques n'est clairement pas le but de l'école ou même de l'université. L'école peut apprendre les fondements de l'utilisation de tels logiciels. Ensuite, une simple formation d'une journée peut largement suffire pour s'adapter aux spécificités d'un logiciel particulier et une version particulière si on connaît les bases.

Ensuite, pour ceux qui veulent absolument que l'école apprennent Microsoft Office, il ne faut pas oublier aussi que d'une version à une autre, il y a parfois des changements suffisamment significatifs qui fait que les utilisateurs aient besoin d'une nouvelle formation. Mais cela reste toujours un traitement de texte, ou un tableur. Ce n'est pas le rôle de l'école de former aux différentes versions d'un logiciel qu'un éditeur obéissant aux intérêts américains modifie régulièrement afin de susciter le besoin de mise à jour mais aussi de formation, et qui cherche à imposer dans l'inconscient collectif le fait qu'il serait incontournable. Laissez ça aux organismes de formation. Également, réfléchissez avant de servir les intérêts américains aveuglément.

J'aimerais aussi souligner le fait qu'entre former et formater, la différence est ténue. On ne forme pas dans les écoles, on ne formate pas dans les écoles.
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Avatar de smarties
Membre expert https://www.developpez.com
Le 04/12/2022 à 10:24
Si M$ Office est utilisé dans les écoles, ça les cloisonne rapidement sur la suite Office et donc ça va souvent en faire de futurs clients.

Avoir des suites bureautique libre et le personnel informatique pour s'en occuper correctement devrait aussi revenir moins cher que M$ Office.

En plus, aujourd'hui il existe des alternatives de qualité :
- LibreOffice et OnlyOffice pour la bureautique
- des clients web (Sogo, RoundCube, ...) ou thunderbird pour la messagerie
- NextCloud, OwnCloud, Seafile pour un espace de stockage
- ...
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 18/11/2022 à 9:49
Citation Envoyé par ONTAYG Voir le message
Les particuliers oui, mais quand tu as une formation diplômante comme des bac Pros qui te forment à utiliser des outils bureautiques il est souhaitable que ces outils soient également ceux que tu trouves dans le monde professionnel, non ?

Ne doit-il pas y avoir une adéquation entre la formation et le milieu professionnel ?
Ça marche dans l'autre sens aussi: tu choisis un écosystème en entreprise pas seulement pour ce qu'il te propose mais aussi en fonction de la facilité avec laquelle tu peux trouver des profils compétents sur le marché du travail.

Dans un sens, tu as raison mais ce que tu décris ressemble à un cercle vicieux.
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Avatar de AoCannaille
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 05/12/2022 à 10:39
Citation Envoyé par byrautor Voir le message

Rattraper 20 années de retard, c'est une gageure !
Oui, et alors ? Dans 5 ans, il faudra en rattraper 25!

Les USA, qui n'avaient plus aucune usine de semi-conducteurs espèrent graver en 4 nm dans les prochaines années, alors qu'ils avaient en théorie aussi 20 ans de retard sur le sujet!

La France qui a lancé son programme d'arme nucléaire en 56, avait donc 15 ans de retard sur le sujet, au moment du premier essai de la bombe H (1968), ils en avaient 24, mais une fois que c'est fait, c'est fait!

Le plan numérique de de Gaulle à créé l'entreprise Bull qui a un temps dépassé IBM en terme de chiffre d'affaire mondial, alors qu'IBM avait déjà bien 75 ans...

Pour moi, ce n'est qu'une volonté politique, surtout que les budgets sur ce genre de trucs ne sont pas énorme mais que les clients potentiels (n'importe quelle administration européenne) sont nombreux.
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Avatar de Fagus
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 27/07/2022 à 18:21
Danemark, Pays-Bas, Allemagne... Il n'y a que 3 pays en Europe pour faire appliquer une loi européenne qui pour une fois a du sens ?

En pratique, vos données de santé passent de temps en temps sur du cloud US parce que l'externalisation c'est bel et bon.
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